02 juin 2007

dico en B

dico en B

Baboum :

n.m. Onomatopée qui traduit un bruit' d'explosion qui accompagne une forte déflagration. "On a entendu des "baboums" dans la montagne. C'étaient des dynamites qui claquaient sur la mine"". Par extension au sens figuré, "baboum" peut aussi désigner un choc, une affaire, un scandale, un incident qui ont fait grand bruit.

Baby-car :

n.m.néologisme né après la ne guerre mondiale. Désigne les premiers transports en commun. (L'appellation est sans doute un "américanisme" approximatif). Ils assuraient les transports urbains et aussi les trajets en brousse", pour lesquels ils se spécialisèrent par la suite. Le terme est encore en usage aujourd'hui, essentiellement en brousse", -pour désigner des déplacements spécifiques relatifs aux travaux routiers ou miniers: "Rassembler une équipe de 12 hommes pour lundi: le baby-car sera à l'embranchement de la mine X à 6h30" est le genre d'avis assez fréquemment entendu à la radio.Voir aussi à Bus.

Bami :

n.m. Plat d'origine indonésienne à base de vermicelles, de haricots verts, de chou, de crevettes séchées, de poulet. On peut préciser: bami-pâtes-jaunes, bamivermicelle transparent ou bami-pomme-deterre, selon les ingrédients. Le mot calédonien bami ne recouvre pas le sens qu'il a dans la langue indonésienne où il peut désigner d'autres préparations.

Banian :

n.m. Origine du mot: de l'hindoustani "banyan" = marchand. Le banian était d'abord appelé "arbre des banyans" .Nom donné à plusieurs grands arbres à racines adventives aériennes, de la famille des Ficus telle. Ficus elastica ou "caoutchouc", bien connu comme plante d'appartement en Europe. On distingue ici les banians blancs et les banians rouges. On appelle "banian étrangleur" le jeune banian dont les racines commencent à étouffer l'arbres-support sur lequel sa graine a commencé à se développer, à partir d'une fiente d'oiseau. Avec l'écorce des racines on fabrique le balassor. . La sève du banian sert à la réalisation de balles de cricket. .

Barrière :

n.f. Assemblage de pièces de bois ou de métal formant clôture. Les poteaux ou piquets de barrière calédoniens sont reliés par des fils barbelés "cramponnés" ( voir crampon ). Les piquets en gaïac'" en alignement continu et Qndulant tout au long des routes dans la savane assurent la séparation des runs *', paddocks "', ou propriétés. " La reconnaissance officielle Mais une autre "barrière" est importante en Nouvelle-Calédonie : c'est le récif barrière ou barrière de corail qui ferme le lagon.de ces barrières se concrétise par un texte fixant le nombre de fils barbelés exigés par la sécurité lies automobilistes, et la distance entre la barrière et l'axe de la voie selon la nature de cette voie.

Bec-de-cane :

n.m. Un des poissons les plus pêchés et les plus appréciés. Il est ainsi appelé à cause de la forme de son museau. Famille deslethrinidés : Lethnirinus nebulosus. Un poisson très voisin Lethrinus miniatus a une gueule qui ressemble davantage à un bec de canard. On l'appelle "bec de cane malabar".

Ben (là) j'sais pas! :

(hein) Exclamation très fréquente pour exprimer le doute ou l'incrédulité (avec une nuance d'ironie).se: prononce "Ben ché pas hein". ronie renforcée par "là" et "hein" qui permet de faire traîner l'émission.

Bétail :

1) En France: nom colIectif des animaux de pâturage dans une ferme ( chevaux, ânes, mulets, bœufs, moutons, chèvres, et porcs). 2) En Nouvelle-calédonie : nom colIectif des bovidés. Ce nom intervient dans de multiples expressions typiquement calédoniennes, car l'élevage extensif tient une place capitale dans la vie des colons' et dans celle des Mélanésiens. a) Le bétail est le centre même de la vie des-colons. b) Pour le Mélanésien le bétail est le symbole d'une usurpation. Faire du bétail : constituer un troupeau et l'entretenir. Travailler le bétail : accomplir l'ensemble Rallier le bétail : rassembler le bétail à partir de différents points de stationnement. Ramener le bétail: même sens. Dresser le bétail: apprivoiser et dompter \ les animaux laissés en liberté et devenus farouches. Adoucir le.bétail: rendre plus doux les animaux que leur liberté a rendus tout à fait sauvages. Charger le bétail: attaquer avec impétuosité le bétail pour le calmer lorsqu'il rue. ( Il y a lieu de remarquer que le même verbe est employé lorsque c'est le bétail qui attaque. Rabattre le bétail: rassembler le bétail pour le faire entrer dans la coulisse' conduisant au paddock. Marquer le bétail : imprimer au fer rouge sur le corps des animaux la marque du propriétaire. Castrer le, bétail: expression dont le sens est évident et l'emploi fréquent. Baigner le bétail: dans le vocabulaire de l'élevage extensif, méritait d'être souligné ( V. piscine) Fouiller le bétail: V. fouiller. Dépouillerle bétail: arracher, enlever la peau des animaux après l'abattage. Tête de bétail: animal appartenant à un troupeau. La tête de bétail est une unité de valeur capitale, car le nombre des têtes de bétail possédées symbolise la richesse du colon' et donne lieu à des comparaisons. Le bétail doux, le bétail sauvage: expressions fréquentes, dont le sens est évident. Le bétail coquin: expression désignant un bétail particulièrement rétif. Le bétail emparagé : expression désignant un bétail à moitié sauvage ayant constitué en un point de la brousse', son "parage", c'est-à-dire son lieu de stationnement, son habitat. Le bétail gras: le bétail prêt pour la boucherie. Le bétail dépaysé: le bétail qu'on a changé de paddock . Le bétail mixte: bétail constitué d'animaux d'origines différentes. Les peaux de bétail: les peaux des animaux abattus et dépouillés constituent un matériau diversement employé. "Nous habitions une maison avec une porte en peau de bétail". 3) En Nouvelle Calédonie le nom bétail est également employé pour désigner chaque animal pris individuellement. "Au tournant de la route je me suis retrouvé nez à nez avec un bétail ( ou "une tête de bétail" ). 4) Des sens 2) et 3) découle en Nouvell,e Calédonie un quatrième emploi du nom bétail pour désigner de façon péj6rativ(t une collectivité ou un individu sans éducation. Foncer comme un bétail: expression qui indique une détermination aveugle tant au propre qu’au figuré.

Bibiche :

n.m. Lance-pierre constitué d'une fourche (de goyavier de préférence), de deux bandes de caoutchouc découpées dans une chambre à air et d'une basane dans laquelle on pince le projectile. L'utilisateur de bibiche attache un soin tout particulier au choix du projectile qui varie suivant l'utilisation. C'est une arme redoutable pour dégomater'" les oiseaux ou pour jouer à la guerre

Bille Caca :

n.f. La bille caca est en terre cuite. L'adjectif caca vient peut-être de la couleur ocre ou marron foncé qui rappelle celle d’excréments.

Blanc :

n.m. En Nouvelle-Calédonie, désigne les personnes d'origine européenne, maïs ne traduit pas obligatoirement la pureté ethnique puisque de nombreux métis se considèrent comme "blanc" et sont reconnus comme tels, socialement. L expression "faire du blanc" est apparue à plusieurs reprises dans l'histoire calédonienne. Elle traduisait une volonté politique "Faire le blanc" : attitude prêtée a certains autochtones qui copient les manières ou m et tirs des Européens. "Petit blanc : terme désignant en brousse des Européens pauvres, ayant une vie fruste et des activités marginales. Le terme est usité aussi à nid'installation d'Européens par migrations organisées^ notamment lors de la colonisation Feillet (1893-1904) et du boom du nickel de 1965 à 1973.

Boucan :

n.m. Terme d origine amérindienne (langue tupi des côtes d'Amérique du Sud -Caraïbes). Désignait à l'origine la viande fumée (par les boucaniers). Prend ensuite dans le parler créole le sens de poison (d'où le terme emboucaner"). Arrive en Nouvelle-Calédonie avec la colonisation et va désigner certaines pratiques autochtones d'ensorcellement ou d’empoisonnement. Désigne également le paquet magique ou l'herbe ou la réparation qui porte la magie à proximité de victime choisie.

Bougna :

n.m. C'est le plat traditionnel de Nouvelle-Calédonie par excellence, C'est une sorte de ragoût aux innombrables variantes selon les possibilités d'approvisionnement ou les goûts, mais la trame reste la même : dans une enveloppe de feuilles de bananier on dispose des légumes (taros', ignames*, etc) et des viandes (poulets, poissons, ou crabes, ou langouste, etc) arrosés de lait de coco '. Le paquet ainsi constitué est fermé hermétiquement par une demi-palme de cocotier ou une liane", puis mis à cuire au four' canaque. Le bougna est réellement le plat des grandes occasions et suppose un travail important de préparation. Etre invité à un bougna est un témoignage d'amitié à ne pas méconnaître. Toutefois, sous la pression des nécessités du monde moderne certaines associations procèdent parfois à des ventes de bougnas pour alimenter leurs caisses. En ville il est souvent difficile de faire un vrai bougna au four canaque. On peut alors remplacer remballage de feuilles de bananier et cocotier par une marmite" que l’on place dans le four de la cuisinière. Le goût est légèrement différent mais peut être amélioré en plaçant dans la marmite des feuilles de brède morelle ou de laiteron. Certains, au contraire, le font cuire à l'eau dans son enveloppe de feuilles de bananier, dans une marmite, sur la cuisinière. Dans les deux cas c'est "un bougna marmite".

Brousse :

n.f. (provençal brousso). 1) Région, étendue couverte de broussailles. 2) Spécialement dans le langage colonial : région éloignée des centres urbains et plus ou moins inculte. 3) Dans le langage des géographes : type de végétation arbustive dégradée des pays tropicaux. En Nouvelle-Calédonie, le mot (employé dès 1871 par Jules Garnier et en 1878 par Rivière) paraît avoir subi l'influence de l'anglais bush dans bushmen, hommes de la brousse (cf Nouveau Dictionnaire Etymologique et Historique d'Albert Damât, Jean Dubois et Henri Mitterand, 1971 Larousse éditeur), Ii y a dans le Territoire les différentes acceptions suivantes : 1) Par opposition à Nouméa, tout le reste de la Grande Terre ; "Je vais en brousse" -"Nouméa, h brousse et les îles". Sont à rattacher à cette acception particulière les deux expressions typiques : "Je monte' en brousse - je descends à Nouméa". 2) Au singulier ou au pluriel, synonyme de broussailles élément contre lequel le colon doit lutter. "fallait attaquer la brousse" "Des paquets de grosses brousses" "J'ai acheté des parcelles de brousse". - Tomber en brousse : "Une caféerie qui retombe en broussaille". 3) Le mot brousse entre dans un certain nombre d'expressions avec des nuances variées : - feux de brousse - Centre de brousse : toute agglomération à l'exclusion de Nouméa (1898) - Hôtel de brousse ; hôtel caractérisé par son installation rudimentaire - Curé de brousse : curé caractérisé par son isolement "Teppaz, avec sa soutane, on croirait un cure de brousse", - Ecole de brousse : école caractérisée par son installation rudimentaire et son isolement 'les écoles de brousse, il n'y a pas longtemps encore, c'était des torchis', - bal de brousse : bal populaire qui se déroule habituellement en salle dans l'Intérieur, "En brousse, il y avait un bal par semaine, on y trouvait de belles gamines'". - Un store" de brousse : magasin où Ton trouve un peu de tout. 4) La brousse peut aussi avoir la signification d'un refuge : "On va se planquer en brousse". 5) Utilisé au pluriel, sans précision supplémentaire, peut indiquer les broussailles où l'on se cache. "Les gendarmes l'ont perdu de vue dans les brousses". ou bien où Ion s'isole : 'T'es pressé ? Tas qu'à aller faire ça dans les brousses

et voila bonne lecture

Posté par truclol à 16:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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